IMPORTANT & URGENT : Consultation décret agrivoltaïsme jusqu’au 16 janvier 2024

La consultation est en cours depuis le 26 décembre jusqu’au 16 janvier. L’agrivoltaïsme présente un risque très important de favoriser le développement de projets éoliens, car face à l’incapacité de l’Etat de financer les centaines de Mrd€ des raccordement ( éolien offshore, éolien terrestre, PV agrivoltaïque et Electrolyseurs) , les promoteurs privés se sont organisés pour prendre en charge des lignes privées qui seront majoritairement aérienne ( moins chère comme présenté par European Energy le 7 décembre à Chéry-Chartreuve) et sur lesquelles (car elles seront de service public) n’importe quel opérateur pourra se brancher de droit.

Il est donc essentiel de freiner ces projets et de les limiter aux ombrières ( élevage ou agricole) avec auto-consommation locale. Vous trouverez ci-dessous les extraits de l’alerte d’une association de l’Yonne, le lien vers l’avis INRAE  ainsi que 1 note d’explication et une version annoté du décret

Le lien pour la consultation est en fin de mail ( Urgence car uniquement 40 contributions après presque 2 semaines sur 3…)

« Le décret sur l’agrivoltaïsme va trop loin ! »

Malgré les appels de certains scientifiques et du syndicat Jeunes Agriculteurs pour un taux de couverture de 20% de nature à préserver la production agricole – d’autres syndicats comme la Confédération Paysanne en dénonçant le principe même, les décrets d’application de la loi APER sur l’agrivoltaïsme, en consultation publique jusqu’au 16 janvier, ont retenu un taux de couverture de 40% de panneaux photovoltaïques sur les surfaces agricoles concernées. 

Pour Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture à l’Institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement, c’est trop et c’est risqué : 

« Malgré nos avertissements sur les risques de pertes de production, le gouvernement a écouté les énergéticiens ainsi que la FNSEA qui souhaitent surtout faire du profit…

.. Le risque est d’avoir un système agrivoltaïque qui n’en a que le nom et où la production agricole va rapidement disparaître par manque de rentabilité…

… Il est évident qu’avec un taux de couverture de 40 %, les pertes seront largement supérieures à 10 %… Dans la réalité, une fois que les panneaux seront installés et que vous aurez démontré que les pertes sont supérieures à 10 %, vous faites quoi ? »
 

Christian Huyghe aurait pu aller au bout de son raisonnement et en conclure que l’agrivoltaïsme, poursuivant ainsi deux objectifs contradictoires n’est pas une bonne idée, ce que nous pensons. Sa position le contraint sans doute à une posture toute diplomatique mais sa mise en garde reste. Très rapidement dans ces conditions de couverture, l’agrivoltaïsme ne sera plus que du photovoltaïque sur des terres agricoles. On vous aura prévenus !

Notez que Christian Huyghe rappelle dans cet interview à la France Agricole, que l’INRAE considère comme agrivoltaïque la seule production de biomasse sous les panneaux solaires, élevage non inclus. Que les bergers improvisés qui ne jurent plus que par la reconversion dans l’élevage ovin à l’ombre des panneaux pour mériter le label se le tiennent également pour dit !

Pour lire  l’intégralité de cet entretien, c’est là : https://www.lafranceagricole.fr/agrivoltaisme/article/860367/le-decret-sur-l-agrivoltaisme-va-trop-loin

Pour participer jusqu’au 16 janvier à la consultation sur les décrets agrivoltaïsme de la loi APER, c’est ici : https://www.vie-publique.fr/consultations/292484-projet-de-decret-relatif-au-developpement-de-lagrivoltaisme

Vivre à Noyers – Val du Serein vous souhaite une année 2024 combattive et rationnelle !

Bien à vous,
Florence Billet
Présidente EEDAM Aisne